Le dernier livre
de Pierre-François
Pinaud, "Les musiciens francs-maçons au temps de Louis
XVI", est, disons le tout net, un véritable
petit bijou.
Comme tous les vrais érudits et les grands spécialistes de leurs sujets, P-F Pinaud nous livre ici un livre limpide et clair où l'ensemble de ses connaissances nous est proposée mais jamais imposée tant sa prose est fluide et l'histoire nous est contée à la façon d'un livre d'aventure... musicale.
Tout y est pourtant, dates, références, biographies précises et complètes, et pourtant ce livre se dévore d'une traite (ou presque). Il s'adresse à la fois aux connaisseurs pointus, aux amateurs éclairés, aux passionnés d'Histoire comme aux amoureux d'histoires.
C'est tout un monde aujourd'hui disparu que P-F Pinaud nous fait redécouvrir; celui de l'Ancien Régime et de cette sociabilité nouvelle qui a fait son apparition au début du XVIIIème siècle, la Franc-Maçonnerie.
Car la Musique, alors seulement officielle ou religieuse (ou un peu les deux à la fois..) va connaître une véritable révolution grâce à cette sociabilité nouvelle, à travers les Salons, les sociétés de concerts et les orchestres privés. Comme le note Pierre Mollier dans sa préface "Dans ce domaine aussi, elles (les loges maçonniques) créent un espace entre les institutions royales et l'Eglise, jusque là seules commanditaires. Ainsi la Franc-Maçonnerie contribua-t-elle à la conception et à l'expérimentation d'un nouveau rapport aux oeuvres et à leur production" (p11).
P-F Pinaud entre tout de suite dans le vif du sujet : "En cette fin de XVIIIème siècle, maçonnerie et musique vivent en symbiose (...) la maçonnerie permet aussi et surtout aux musiciens de se souder face à des "protecteurs" prompts à les exploiter" (p17). Car les artistes ne sont pas biens vus dans cette société close. Les comédiens surtout ont mauvaise presse et même dans les loges maçonniques, on en trouvera peu au XVIIIème siècle.
Mais la musique teindra tout de suite un place importante en loge. La Colonne d'Harmonie sera rapidement indispensable à toute bonne tenue maçonnqiue qui se respecte.
P-F Pinaud étudie ici principalement les Loges de Paris et de Versailles où les musiciens sont bien représentés (il y a même deux loges à l'Orient de la Cour, à Versailles). En province la situation semble plus contrastée (P-F Pinaud prépare un ouvrage sur ce sujet).
Les musiciens francs-maçons (que P-F Pinaud appelle les "francs-musiciens") sont nombreux et influents à Versailles. Mais la musique reste à la Cour assez académique, sans beaucoup d'inovation (même Mozart le dit dans l'une de ses lettres à son père).
C'est à Paris que les francs-musiciens joueront leur plus grand rôle. P-F Pinaud décrit très bien ces nouveaux lieux de musique : Le concert spirituel des Tuileries, le Concert des Amateurs, la société académique des enfants d'Apollon etc...
Mais surtout, les loges maçonniques créent des sociétés de musiques qui sont l'expression de la loge elle-même dans le monde profane. Les trois plus importantes seront le Concert de la Société Olympique, la société des Amis Réunis et la société Patriotique qui portent le nom de leurs loges d'origine.
P-F Pinaud fait ressortir 13 loges qui ont entre 5 et 97 musiciens: "Les trois plus célèbres sont la loge Les Neufs Soeurs, avec 36 musiciens; la Société Olympique, 66 musiciens; Les Amis Réunis, 31 membres" (p28). La Concorde des Amis Réunis et Le Patriotisme étaient les deux loges de Versailles.
Des genres musicaux nouveau vont naître : "La symphonie concertante est une habile fusion du concerto grosso et de la symphonie. Ses initiateurs sont les frères Davaux, Devienne, Guénin, Leduc, Gossec, Cambini, Saint-George, Navoigille et Rigel" (p28). Autre genre où les francs-musiciens brillent : le quatuor dialogué qui est , selon P-F Pinaud "le genre qui définit le mieux ce qui pourrait être la musique dite maçonnique" (p29).
Le Concert des Amateurs par exemple, qui voit le jour à l'hôtel de Soubise, sera dirigé par le frère Gossec (de 1769 à 1773) puis par le frère Chevalier de Saint-Georges (jusqu'en 1781).
Ces concerts permettaient aussi aux loges de pratiquer la bienfaisance. "Les loges les plus prestigieuses de Paris et de Versailles pratiquent avec le plus d'éclat la philanthropie et les actions charitables. Les colonnes d'harmonies deviennent alors un moyen d'action fort appréciable et constituent un appoint généreux au faste des cérémonies organisées aux frais et à l'initiative des frères de la loge. C'est dans ce sens que Les Amis Réunis, à côté d'un règlement interne particulier, se dote d'un très long et très détaillé concernant une Société de Musique pour le monde profane, et une colonne d'harmonie pour la loge" (p54).
La Loge Le Patriotisme, à l'Orient de Versailles n'est pas en reste. "Plusieurs fois dans l'année, la loge Le Patriotisme, ou plus exactement la Société Patriotique, offrait, au bénéfice des pauvres et des indigents, un concert public" (p55). "Une quête était effectuée à la suite de ces concerts, la bourse aux aumône était toujours tenue par des dames "de la meilleure société" appartenant elles-mêmes aussi, souvent, à une loge d'adoption. Dans ce rôle, la princesse de Lamballe, Grande Maîtresse d'une loge d'adoption, excellait. Grâce à elle, la Société Patriotique recevait en une soirée de 2000 à 3500 livres" (p56).
Les salons jouent également un rôle très important: "C'est dans ces salons privés que les francs-musiciens compositeurs testaient leurs talents musicaux avant de se produire en public dans les sociétés musicales. Que l'on ne s'y trompe donc pas: les salons constituaient un authentique baromètre, indispensable pour la nouvelle musique et une voie précieuse pour l'avenir de chaque musicien professionnel" (p79). Seules quelques dizaines de familles peuvent tenir salon car il faut entre 50 000 et 200 000 livres de révenus annuels (et un grand hôtel particulier!) pour avoir les moyens de se permettre ce luxe.
Il faut noter, en ce qui concerne les musiciens, que la Franc-Maçonnerie est un vecteur d'échanges importants et que Paris accueillera de très nombreux francs-musiciens étrangers (le plus célèbre étant Mozart pour un bref passage...). P-F Pinaud dénombre pas moins de 76 francs-musiciens étrangers sur la période, germaniques comme Franz Anton Rosetti (1750-1792), violoniste et compositeur ou italiens comme Luigi Cherubini (1760-1842), le célèbre compositeur.
Mais également, j'ai beaucoup aimé les 342 notices biographiques qui forment le "dictionnaire biographique des musiciens francs-maçons au temps de Louis XVI". La prosopographie, chère à Pierre-François Pinaud, consiste à étudier un groupe social en reconstituant les biographies de ses membres. Cette connaissance en profondeur de la réalité d’un acteur social permet de mieux comprendre son influence et son rôle dans la société de son temps.
A titre d'exemple la vie extraordinaire de François Giroust, membre de la loge "Le Patriotisme", Maître de la Chapelle du Roi, qui a écrit la messe de couronnement de Louis XVI à Reims et qui meurt ruiné comme concierge du chateau de Versailles pillé... Celle de Rodolphe Kreutzer, de la loge "La Concorde", violoniste exceptionnel et compositeur. Beethoven lui dédiera en 1803 sa sonate pour violon N°9 dite "sonate à Kreutzer". Celle du Chevalier de Saint-Georges (1745-1799) l'un des premiers francs-maçons métis et compositeur de génie membre de la "société Olympique". Celle d'Etienne Mehul, (1763-1817) membre également de la société Olympique, celle de François Gossec (1734 1829) amie de Mozart, chanteur, compositeur de plus de 60 symphonies membre de la loge "La Réunion des Arts"...
Je ne peux citer ici toutes les notices biographiques qui m'ont passionné mais Mozart est bien, comme le dit Pierre Mollier, l'arbre qui cache la forêt des centaines de francs-musiciens qui reprennent vie sous nos yeux grâce à ce livre.
Le livre de Pierre-François Pinaud est à lire de toute urgence et sans modération!
C'est dire avec quelle impatience nous attendons les deux prochains ouvrages en préparation de P-F Pinaud, "Les musiciens francs-maçons au temps de Napoléon" et "La vie quotidienne des musiciens francs-maçons en province sous le règne de Louis XVI, 1774-1792".
Pour apporter ma pierre à l'oeuvre de P-F Pinaud sur les francs-maçons de province je me permets de lui indiquer que, selon mes recherches, sur les loges maçonniques nivernaises en activité durant cette période, le résultat est bien maigre. Si l'on prend les quatre loges en activité, à savoir «Les amis de l'épreuve» (1772-1789) Orient de Nevers (32 membres), «La Colombe» (1776-1789) Orient de Nevers (54 membres), «Sainte-Cécile» (1781-1788) Orient de La Charité-sur-Loire (36 membres) et «Saint-Pierre-es-Liens» (1783-1788) Orient de Saint-Pierre-le-Moûtier (32 membres), je ne recense que deux Francs-Musiciens : Gilbert Rouen, musicien, membre en 1778 de la loge «Les amis de l’épreuve» et François-Théodore Dubois, professeur de musique, membre en 1785 de la Loge «Saint-Pierre-es-Liens».
Le reste est à lire dans son livre!
° Le mot de l'éditeur :
Les musiciens, Mozart, Gluck, Haydn, voyagent. Le franc-musicien qui arrive dans une ville est pris en charge par la loge locale.
La franc-maçonnerie leur sert aussi à se souder solidairement face à des « protecteurs » prompts à les exploiter. C’est ainsi que se développent les « colonnes d’harmonie » et les premiers concerts publics organisés par les loges pour financer leurs oeuvres de bienfaisance.
L’ouvrage, érudit, se lit comme un roman en faisant partager au lecteur la vie mondaine de la cour et de la haute bourgeoisie de ce temps au travers de l’histoire d’une dizaine de loges de Versailles et Paris où les compositeurs et musiciens étaient nombreux
Comme tous les vrais érudits et les grands spécialistes de leurs sujets, P-F Pinaud nous livre ici un livre limpide et clair où l'ensemble de ses connaissances nous est proposée mais jamais imposée tant sa prose est fluide et l'histoire nous est contée à la façon d'un livre d'aventure... musicale.
Tout y est pourtant, dates, références, biographies précises et complètes, et pourtant ce livre se dévore d'une traite (ou presque). Il s'adresse à la fois aux connaisseurs pointus, aux amateurs éclairés, aux passionnés d'Histoire comme aux amoureux d'histoires.
C'est tout un monde aujourd'hui disparu que P-F Pinaud nous fait redécouvrir; celui de l'Ancien Régime et de cette sociabilité nouvelle qui a fait son apparition au début du XVIIIème siècle, la Franc-Maçonnerie.
Car la Musique, alors seulement officielle ou religieuse (ou un peu les deux à la fois..) va connaître une véritable révolution grâce à cette sociabilité nouvelle, à travers les Salons, les sociétés de concerts et les orchestres privés. Comme le note Pierre Mollier dans sa préface "Dans ce domaine aussi, elles (les loges maçonniques) créent un espace entre les institutions royales et l'Eglise, jusque là seules commanditaires. Ainsi la Franc-Maçonnerie contribua-t-elle à la conception et à l'expérimentation d'un nouveau rapport aux oeuvres et à leur production" (p11).
P-F Pinaud entre tout de suite dans le vif du sujet : "En cette fin de XVIIIème siècle, maçonnerie et musique vivent en symbiose (...) la maçonnerie permet aussi et surtout aux musiciens de se souder face à des "protecteurs" prompts à les exploiter" (p17). Car les artistes ne sont pas biens vus dans cette société close. Les comédiens surtout ont mauvaise presse et même dans les loges maçonniques, on en trouvera peu au XVIIIème siècle.
Mais la musique teindra tout de suite un place importante en loge. La Colonne d'Harmonie sera rapidement indispensable à toute bonne tenue maçonnqiue qui se respecte.
P-F Pinaud étudie ici principalement les Loges de Paris et de Versailles où les musiciens sont bien représentés (il y a même deux loges à l'Orient de la Cour, à Versailles). En province la situation semble plus contrastée (P-F Pinaud prépare un ouvrage sur ce sujet).
Les musiciens francs-maçons (que P-F Pinaud appelle les "francs-musiciens") sont nombreux et influents à Versailles. Mais la musique reste à la Cour assez académique, sans beaucoup d'inovation (même Mozart le dit dans l'une de ses lettres à son père).
C'est à Paris que les francs-musiciens joueront leur plus grand rôle. P-F Pinaud décrit très bien ces nouveaux lieux de musique : Le concert spirituel des Tuileries, le Concert des Amateurs, la société académique des enfants d'Apollon etc...
Mais surtout, les loges maçonniques créent des sociétés de musiques qui sont l'expression de la loge elle-même dans le monde profane. Les trois plus importantes seront le Concert de la Société Olympique, la société des Amis Réunis et la société Patriotique qui portent le nom de leurs loges d'origine.
P-F Pinaud fait ressortir 13 loges qui ont entre 5 et 97 musiciens: "Les trois plus célèbres sont la loge Les Neufs Soeurs, avec 36 musiciens; la Société Olympique, 66 musiciens; Les Amis Réunis, 31 membres" (p28). La Concorde des Amis Réunis et Le Patriotisme étaient les deux loges de Versailles.
Des genres musicaux nouveau vont naître : "La symphonie concertante est une habile fusion du concerto grosso et de la symphonie. Ses initiateurs sont les frères Davaux, Devienne, Guénin, Leduc, Gossec, Cambini, Saint-George, Navoigille et Rigel" (p28). Autre genre où les francs-musiciens brillent : le quatuor dialogué qui est , selon P-F Pinaud "le genre qui définit le mieux ce qui pourrait être la musique dite maçonnique" (p29).
Le Concert des Amateurs par exemple, qui voit le jour à l'hôtel de Soubise, sera dirigé par le frère Gossec (de 1769 à 1773) puis par le frère Chevalier de Saint-Georges (jusqu'en 1781).
Ces concerts permettaient aussi aux loges de pratiquer la bienfaisance. "Les loges les plus prestigieuses de Paris et de Versailles pratiquent avec le plus d'éclat la philanthropie et les actions charitables. Les colonnes d'harmonies deviennent alors un moyen d'action fort appréciable et constituent un appoint généreux au faste des cérémonies organisées aux frais et à l'initiative des frères de la loge. C'est dans ce sens que Les Amis Réunis, à côté d'un règlement interne particulier, se dote d'un très long et très détaillé concernant une Société de Musique pour le monde profane, et une colonne d'harmonie pour la loge" (p54).
La Loge Le Patriotisme, à l'Orient de Versailles n'est pas en reste. "Plusieurs fois dans l'année, la loge Le Patriotisme, ou plus exactement la Société Patriotique, offrait, au bénéfice des pauvres et des indigents, un concert public" (p55). "Une quête était effectuée à la suite de ces concerts, la bourse aux aumône était toujours tenue par des dames "de la meilleure société" appartenant elles-mêmes aussi, souvent, à une loge d'adoption. Dans ce rôle, la princesse de Lamballe, Grande Maîtresse d'une loge d'adoption, excellait. Grâce à elle, la Société Patriotique recevait en une soirée de 2000 à 3500 livres" (p56).
Les salons jouent également un rôle très important: "C'est dans ces salons privés que les francs-musiciens compositeurs testaient leurs talents musicaux avant de se produire en public dans les sociétés musicales. Que l'on ne s'y trompe donc pas: les salons constituaient un authentique baromètre, indispensable pour la nouvelle musique et une voie précieuse pour l'avenir de chaque musicien professionnel" (p79). Seules quelques dizaines de familles peuvent tenir salon car il faut entre 50 000 et 200 000 livres de révenus annuels (et un grand hôtel particulier!) pour avoir les moyens de se permettre ce luxe.
Il faut noter, en ce qui concerne les musiciens, que la Franc-Maçonnerie est un vecteur d'échanges importants et que Paris accueillera de très nombreux francs-musiciens étrangers (le plus célèbre étant Mozart pour un bref passage...). P-F Pinaud dénombre pas moins de 76 francs-musiciens étrangers sur la période, germaniques comme Franz Anton Rosetti (1750-1792), violoniste et compositeur ou italiens comme Luigi Cherubini (1760-1842), le célèbre compositeur.
Mais également, j'ai beaucoup aimé les 342 notices biographiques qui forment le "dictionnaire biographique des musiciens francs-maçons au temps de Louis XVI". La prosopographie, chère à Pierre-François Pinaud, consiste à étudier un groupe social en reconstituant les biographies de ses membres. Cette connaissance en profondeur de la réalité d’un acteur social permet de mieux comprendre son influence et son rôle dans la société de son temps.
A titre d'exemple la vie extraordinaire de François Giroust, membre de la loge "Le Patriotisme", Maître de la Chapelle du Roi, qui a écrit la messe de couronnement de Louis XVI à Reims et qui meurt ruiné comme concierge du chateau de Versailles pillé... Celle de Rodolphe Kreutzer, de la loge "La Concorde", violoniste exceptionnel et compositeur. Beethoven lui dédiera en 1803 sa sonate pour violon N°9 dite "sonate à Kreutzer". Celle du Chevalier de Saint-Georges (1745-1799) l'un des premiers francs-maçons métis et compositeur de génie membre de la "société Olympique". Celle d'Etienne Mehul, (1763-1817) membre également de la société Olympique, celle de François Gossec (1734 1829) amie de Mozart, chanteur, compositeur de plus de 60 symphonies membre de la loge "La Réunion des Arts"...
Je ne peux citer ici toutes les notices biographiques qui m'ont passionné mais Mozart est bien, comme le dit Pierre Mollier, l'arbre qui cache la forêt des centaines de francs-musiciens qui reprennent vie sous nos yeux grâce à ce livre.
Le livre de Pierre-François Pinaud est à lire de toute urgence et sans modération!
C'est dire avec quelle impatience nous attendons les deux prochains ouvrages en préparation de P-F Pinaud, "Les musiciens francs-maçons au temps de Napoléon" et "La vie quotidienne des musiciens francs-maçons en province sous le règne de Louis XVI, 1774-1792".
Pour apporter ma pierre à l'oeuvre de P-F Pinaud sur les francs-maçons de province je me permets de lui indiquer que, selon mes recherches, sur les loges maçonniques nivernaises en activité durant cette période, le résultat est bien maigre. Si l'on prend les quatre loges en activité, à savoir «Les amis de l'épreuve» (1772-1789) Orient de Nevers (32 membres), «La Colombe» (1776-1789) Orient de Nevers (54 membres), «Sainte-Cécile» (1781-1788) Orient de La Charité-sur-Loire (36 membres) et «Saint-Pierre-es-Liens» (1783-1788) Orient de Saint-Pierre-le-Moûtier (32 membres), je ne recense que deux Francs-Musiciens : Gilbert Rouen, musicien, membre en 1778 de la loge «Les amis de l’épreuve» et François-Théodore Dubois, professeur de musique, membre en 1785 de la Loge «Saint-Pierre-es-Liens».
Le reste est à lire dans son livre!
° Le mot de l'éditeur :
Les musiciens, Mozart, Gluck, Haydn, voyagent. Le franc-musicien qui arrive dans une ville est pris en charge par la loge locale.
La franc-maçonnerie leur sert aussi à se souder solidairement face à des « protecteurs » prompts à les exploiter. C’est ainsi que se développent les « colonnes d’harmonie » et les premiers concerts publics organisés par les loges pour financer leurs oeuvres de bienfaisance.
L’ouvrage, érudit, se lit comme un roman en faisant partager au lecteur la vie mondaine de la cour et de la haute bourgeoisie de ce temps au travers de l’histoire d’une dizaine de loges de Versailles et Paris où les compositeurs et musiciens étaient nombreux
° Le livre :
° "Les Musiciens francs-maçons sous Louis XVI"
de Pierre-François PINAUD
Publié aux Editions VEGA
Collection l'Univers Maçonnique
Paru en juin 2009
244 pages
Prix : 20 euros
ISBN : 978-2-85829-526-5